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Software as a services saas : quels bénéfices pour les acteurs de la distribution et du e-commerce

Software as a services saas : quels bénéfices pour les acteurs de la distribution et du e-commerce

Software as a services saas : quels bénéfices pour les acteurs de la distribution et du e-commerce

Cloud, abonnements, mises à jour automatiques… Le modèle Software as a Service (SaaS) n’est plus une nouveauté. Mais dans la distribution et le e-commerce, il est en train de devenir un véritable standard, aussi bien pour les ERP que pour les WMS, les OMS, les solutions de caisse ou les plateformes e-commerce.

Pour autant, derrière le buzzword, les directions générales comme les directions opérationnelles s’interrogent encore : quels bénéfices réels pour le retail ? Où se situent les gains – et les risques – sur le terrain, dans les magasins, les entrepôts, les back-offices ?

Décryptage des apports concrets du SaaS pour les acteurs de la distribution et du e-commerce, vues du terrain.

Comprendre le SaaS dans un environnement retail

Le SaaS, c’est un modèle où l’enseigne n’achète plus un logiciel « à installer », mais s’abonne à un service hébergé chez l’éditeur ou un prestataire cloud. Le logiciel est accessible via un navigateur ou une application, les données sont stockées à distance, et la facturation se fait généralement au mois ou à l’usage.

Concrètement, pour un distributeur, cela peut concerner :

La promesse de fond : moins d’infrastructure à gérer, plus d’agilité pour tester, déployer et faire évoluer les outils. Encore faut-il regarder dans le détail ce que cela change au quotidien pour les équipes.

Accélérer les déploiements et le time-to-market

Dans un marché où les attentes clients évoluent vite, la capacité à lancer un nouveau service en quelques semaines plutôt qu’en 18 mois devient un avantage compétitif. C’est l’un des premiers bénéfices du SaaS.

Dans la distribution, les projets IT « on premise » (sur serveurs internes) se sont souvent transformés en « tunnels » de 2 ou 3 ans : spécifications, développements, intégration, recette, déploiement progressif… Pendant ce temps, les attentes clients et les priorités business changent.

Avec une solution SaaS déjà industrialisée :

Un directeur e-commerce d’une enseigne spécialisée résume ainsi la différence : « Pour lancer notre nouveau parcours click & collect, on a branché un OMS SaaS sur notre existant. En 6 mois, on était en production sur 200 magasins. Sur notre ancien mode projet, on aurait été encore à la phase de cahier des charges. »

Sur le terrain, cette accélération se traduit par :

Maîtriser les coûts et transformer le Capex en Opex

L’autre changement clé, très regardé par les directions financières : la structure des coûts. Avec le SaaS, on bascule d’un modèle d’investissement lourd (licences, serveurs, projets d’intégration massifs) vers des charges opérationnelles plus lissées dans le temps.

Pour une enseigne, cela signifie :

Ce passage d’un modèle « on achète et on amortit pendant 7 ans » à un modèle « on paie ce qu’on utilise » permet aussi de limiter le risque des « éléphants blancs » : ces plateformes très coûteuses, mises en place surdimensionnées, et finalement peu utilisées.

À l’inverse, il faut être lucide : un SaaS mal négocié ou surconsommé peut se révéler cher dans la durée. Les distributeurs les plus avancés mettent en place un pilotage fin des coûts :

L’enjeu n’est donc pas seulement de « passer au SaaS », mais de professionnaliser la gestion de ce portefeuille d’abonnements logiciels.

Gagner en flexibilité opérationnelle et en scalabilité

La distribution connaît des pics et des creux d’activité très marqués : Noël, soldes, opérations promotionnelles, lancement de collection, Black Friday… La question est simple : votre système encaisse-t-il le choc ?

Avec des solutions on premise, chaque pic nécessite d’anticiper :

Un SaaS bien dimensionné et opéré par un acteur expérimenté apporte une réponse industrialisée à ces enjeux :

Dans les faits, cela se traduit par la possibilité de :

Des enseignes alimentaires ayant basculé leur plateforme e-commerce en SaaS pendant la crise sanitaire ont précisément bénéficié de cette élasticité : montée en charge rapide, ouverture de nouveaux créneaux de livraison, déploiement express du drive piéton…

Mettre à jour en continu, sans immobiliser le business

Combien de projets de mise à jour ont été reportés, car « pas question de toucher à la prod avant Noël » ? Dans un modèle traditionnel, chaque nouvelle version d’un logiciel implique souvent un projet dédié : tests, recettes, déploiement le dimanche soir ou la nuit, équipes mobilisées… et parfois, incidents en magasin le lundi matin.

Le SaaS inverse la logique :

Pour les équipes IT comme pour les opérationnels, cela change le quotidien :

Un point d’attention toutefois : cette fréquence des mises à jour suppose une gouvernance claire côté enseigne. Qui décide d’activer telle nouvelle fonctionnalité ? Comment s’organise la communication et la formation des équipes ? Le SaaS ne dispense pas de pilotage ; il le rend simplement plus continu.

Favoriser l’omnicanal grâce à des architectures plus ouvertes

Le passage à l’omnicanal a mis en lumière les limites de certains systèmes historiques, peu ouverts et difficiles à interfacer. Or le SaaS s’inscrit souvent dans des architectures plus modulaires et API-first, beaucoup plus adaptées aux parcours clients actuels.

Pour un distributeur, cela se traduit par la possibilité de connecter plus facilement :

Un exemple très concret : une enseigne d’équipement de la maison souhaitait proposer le ship-from-store pour réduire ses délais de livraison et optimiser ses stocks magasins. En s’appuyant sur un OMS en mode SaaS, elle a pu en quelques mois :

Là où une intégration point à point aurait pris des mois, l’utilisation d’API standardisées a permis d’enchaîner plus vite les itérations.

Renforcer l’exploitation de la data pour le pilotage

La distribution génère d’énormes volumes de données : transactions, stocks, flux logistiques, parcours clients, comportements de navigation… Le SaaS, par nature, centralise une partie de ces données dans le cloud, ce qui ouvre de nouvelles perspectives d’analyse.

Les solutions SaaS les plus matures proposent :

Sur le terrain, cela permet par exemple :

Attention cependant à ne pas tomber dans une dépendance totale à la « boîte noire » du fournisseur. Les enseignes les plus avancées veillent à :

Alléger la charge IT… mais pas la responsabilité

Un argument souvent avancé en faveur du SaaS est la réduction de la charge sur les équipes IT internes : moins d’infrastructure à maintenir, moins de mises à jour à gérer, moins d’astreintes pour surveiller les serveurs. C’est réel, mais partiel.

En basculant vers le SaaS, le rôle des équipes IT se transforme plutôt qu’il ne disparaît :

Côté métiers, l’impact est important également. Les responsables magasins, logistique, e-commerce deviennent de vrais « product owners » de leurs outils :

Autre sujet clé : la cybersécurité. Externaliser l’hébergement ne signifie pas externaliser la responsabilité. Les enseignes restent comptables de la protection des données clients et des données sensibles. Le choix d’un fournisseur SaaS doit donc intégrer des critères stricts de sécurité, de conformité (RGPD, PCI-DSS pour les paiements, etc.) et de localisation des données.

Limiter les risques de dépendance et garder la main sur la stratégie

Enfin, un des points qui fait le plus débattre dans les comités de direction : le risque de dépendance à un fournisseur unique. En basculant plusieurs briques clés en SaaS, une enseigne peut se retrouver fortement liée à son ou ses éditeurs.

Pour garder la main, plusieurs bonnes pratiques émergent :

Le SaaS ne doit pas être vu comme une fin en soi, mais comme un levier au service d’une stratégie SI modulable et évolutive. Les distributeurs qui réussissent ce virage ne se contentent pas de « monter dans le cloud » ; ils repensent plus largement leur architecture pour pouvoir, à terme, remplacer une brique sans tout casser.

Comment aborder un projet SaaS dans la distribution ?

Au-delà de la technologie, la réussite d’un projet SaaS tient beaucoup à la méthode. Quelques points de vigilance, observés chez des enseignes ayant déjà franchi le pas :

Le SaaS n’efface ni la complexité métier de la distribution ni la nécessité d’un pilotage rapproché. En revanche, bien utilisé, il permet de concentrer l’énergie des équipes sur la performance opérationnelle plutôt que sur la maintenance purement technique.

Pour les acteurs de la distribution et du e-commerce, la question n’est donc plus vraiment « faut-il passer au SaaS ? », mais plutôt : « sur quelles briques, à quel rythme, et avec quel niveau de maîtrise interne ? ». Les réponses, elles, se construisent magasin par magasin, entrepôt par entrepôt, projet par projet – là où se joue réellement la performance du retail au quotidien.

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